"Wild Country"
Wild Country est le huitième album (dont un double) de Surrender Hill et c'est le sixième que je chronique pour Le Cri du Coyote. Pour le précédent opus du duo (Robin Dean Salmon et son épouse Afton Seekins) j'avais écrit en décembre 2024 "je le suis depuis près de dix ans, et je suis prêt à signer pour une décennie supplémentaire". Je ne changerai pas un mot à cette affirmation et je continue à être sous le charme. L'album est copieux, comme à l'habitude (quinze titres pour une heure et cinq minutes) sans jamais lasser, la voix et l'inspiration de Robin sont toujours dignes de Tom Russell, et Afton est parfaitement complémentaire, tant pour l'écriture (tous les titres sont des compositions conjointes) que pour la voix, en solo comme en duo. À cet égard, il est étonnant que l'on continue à se référer à Dolly & Porter, Tammy & George, Emmylou & Gram, sans évoquer Afton & Robin car ces deux-là jouent dans la même ligue, avec une dimension supplémentaire liée au fait que leur complémentarité ne tient pas seulement aux harmonies vocales. Les thèmes des chansons sont souvent personnels, et toujours partagés, ce qui confère à l'interprétation une émotion qui fleure bon le vécu. Des titres comme The Otherside et Are You Thinking Of Me en sont la parfaite illustration. River Of Angels évoque la terrible inondation de juillet 2025, à Kerrville, Texas alors que They All Stood Up for Love constate que l'Amérique d'aujourd'hui, loin de celle qui prêchait l'amour, est dominée par la division et l'hypocrisie. Love For The Work est une belle démonstration de la qualité vocale d'Afton (également remarquable dans Beyond The Break), ici dans uns un registre entre rock et soul. À cet égard, il faut souligner que le son du groupe a évolué par rapport à ses débuts, en 2015. Si les influences country sont toujours présentes (Cowboys Last Ride qui termine le disque le démontre à l'évidence), le son est globalement plus rock (sans que cela affecte la dimension mélodique de l'ensemble) avec les guitares électriques de Matthew Von Doran, Mike Waldron et Eric Fritsch (qui joue aussi des claviers) qui s'appuient sur la rythmique impeccable de Matt Crouse (batterie et percussion) et Robin Dean Salmon (qui assure les lignes de basse en plus des guitares et de l'orgue). Dennis Parker assure pour sa part la partie plus traditionnelle de l'instrumentation (mandoline, banjo, fiddle, guitare) avec une apparition de Jim VanCleve au fiddle sur Witness. L'un des titres les plus significatifs de cette évolution progressive est l'excellent et lancinant Straight Into The Light, un sommet de l'album, où batterie, orgue et guitares s'en donnent à cœur joie. Je peux encore citer le très soul Love Won't Come Running, le tendre The Feeling Of You, une ballade chantée par Afton évoquant la première rencontre du couple. J'aime aussi beaucoup Girl In Abilene (qui me fait penser à Tom Russell) ou River Of Angels mais, à vrai dire, je pourrais citer les quinze titres. C'est pourquoi, si vous me faites l'honneur de me lire, je terminerai par un conseil (une prière?): écoutez Wild Country et, surtout, parlez de Surrender Hill autour de vous.
"ES Pearl Presents Baggage Flies Free"
Trois ans après l'excellent Chimney Smoke, chroniqué en ces colonnes, Ed Snodderly est de retour, sans The Shoestring Seven, avec Baggage Flies Free. Le titre du disque et le nom de l'artiste ne figurent qu'au verso du digipack, le recto faisant seulement apparaître la mention ES Pearl Presents. Sur le même verso de l'emballage, en plus de la liste des titres, il y a celle, impressionnante, des musiciens et vocalistes au casting: Tim O'Brien (mandoline), Verlon Thompson (guitare), Kenny Vaughan (guitares), Pete Wasner (piano), Steve Hinson (pedal steel), Daniel Kimbro (basse), Brandon Story (basse), John Gardner (percussion), Lisa Pattison (fiddle), Amythyst Kiah, Tim O'Brien, Verlon Thompson, Eugene Wolf (voix). Pour couronner le tout, il y a une mention particulièrement touchante à l'intérieur du digipack: "Malcolm Holcombe - remembered here!". Avant même d'écouter le disque, je savais que je ne pourrais pas en dire de mal. Mais, à l'écoute, c'est encore mieux, Ed, alias ES Pearl, démontre qu'il est toujours un maître lorsqu'il s'agit d'écrire des chansons et de raconter des histoires. Après un demi-siècle de carrière, la passion l'habite plus que jamais et on le sent toujours à l'affût du détail qui va changer le cours d'un texte ou d'une mélodie. Car si Ed écrit en étant guidé par l'héritage de Woody Guthrie ou de Jack Elliott, il sait aussi pondre des airs entraînants qui arrachent un sourire à l'auditeur, ou des mélodies pleines d'émotion. Après le titre d'ouverture Coming Down This Road, très marqué par Mississippi John Hurt, où brille la pedal steel, les morceaux s'enchaînent en laissant chaque musicien, qui au fiddle, qui à la guitare, qui au piano, la liberté de s'exprimer. L'enchaînement Fixing This Old Gate, au son appalachien, et Malcolm Holcombe - For Another Time, un talking-blues (ou talking-folk?), illustre parfaitement l'éclectisme du songwriter. Il y a aussi When Doc Watson Comes To Johnson City qui capte immédiatement l'attention. Pour ceux qui connaissent le guitariste, il n'est pas nécessaire de préciser qui a inspiré l'arrangement du titre. Des chansons comme This Old Guitar ou See You In The Morning raviront les amateurs de Merle Haggard ou des Highwaymen. Sur Will Your Down Home Be Unbroken, on entend la mélodie de Will The Circle Be Unbroken, avec notamment un pont instrumental assuré par le fiddle et le piano. Sur ce titre, comme sur That I Need You More Than I Ever Now, le talent de raconteur d'histoires d'Ed Snodderly saute aux oreilles. Il y a aussi The Grandest Tail, plein d'humour, auquel succède High In The Rhyme (avec Amythyst Kiah) que n'aurait pas renié un certain Bob Dylan. Baggage Flies Free est un album riche de douze compositions de Monsieur Ed Snodderly, auxquelles il a ajouté, pour faire bonne mesure, une chanson bonus, It's Christmas Again, à l'ambiance plus sombre que festive. Et même si ce disque est paru en juin, on ne peut que dire à l'artiste "merci pour ce cadeau".
"Then Again"
Then Again est ce que l'on peut appeler un album perdu. Rodney Crowell l'a retrouvé dans ses archives alors qu'il l'avait totalement oublié. Il y a vingt ans, il était au sommet après une trilogie de disques couronnés de succès, The Houston Kid en 2001, Fate’s Right Hand en 2003 et The Outsider en 2005. Il est alors retourné aux Treasure Isle Studios de Nashville avec les mêmes musiciens pour l'accompagner, parmi lesquels Steuart Smith (guitare et co-production avec Crowell). Michael Rhodes (basse). Benmont Tench (venu en avion jouer de l'orgue) et John Jorgenson (qui a ajouté sa mandoline en picking pour The Ballad of Artemis and Orion. Mais quand Rodney a écouté les masters, il n'a pas été convaincu par le résultat. Les chansons étaient bonnes, le groupe excellent, mais quelque chose manquait. Le disque ne touchait pas vraiment le songwriter qui avait l'impression de tourner en rond, de se répéter, alors qu'il avait besoin de quelque chose de nouveau. Il est alors parti pour Los Angeles avec Joe Henry pour enregistrer Sex & Gasoline, mais c'est une autre histoire. Then Again, c'est huit titres avec quelques invités prestigieux: il y a Guy Clark qui vient converser avec Rodney sur Are You One Of Us? Il y a Kieran Gross et Annie Kinsella qui chantent sur Sing Your Heart Out, imités par Lyle Lovett et Chely Wright sur Watcha Gonna Do Now #2. Deux titres ont été enregistrés plus récemment: If I Could Speak To Leonard, un hommage à Leonard Cohen, et Go Light A Candle avec Emmylou Harris et Lera Lynn. Quand on entend des chansons comme The Ballad Of Artemis And Orion, I Won't Lie ou 40 Winters, on se dit qu'il est heureux que les bandes de cet album aient été simplement oubliées et non perdues. Elles attendaient simplement, dans un coin du grenier, le bon moment pour s'offrir à nous.
"Airline Highway"
Then Again est paru récemment mais, en 2025, Rodney avait publié un album de nouvelles compositions, Airline Highway. Dix titres de sa plume dont trois co-compositions: Rainy Day In California (avec Lukas Nelson), Taking Flight (avec Ashley McBryde) et Don't Give Up On Me (avec Will Jennings). Lukas et Ashley ont prêté leurs voix, chacun sur le titre qu'il a co-écrit. Rebecca et Megan Lovell (alias Larkin Poe) en ont fait autant sur Louisiana Sunshine Feeling Okay, de même que Tyler Bryant sur The Twenty-One Song Salute et Charlie Starr sur Heaven Can You Help. Ce qui frappe à l'écoute, dès Rainy Days In California qui ouvre le bal, c'est d'abord l'énergie montrée par Rodney que j'avais trouvé un peu fatigué, y compris vocalement, sur ses précédents opus. Il a certes vieilli depuis 1978 mais Airline Highway ne se situe pas loin de Ain't Living Long Like This. Un titre comme Some Kind Of Woman en est l'illustration avec une guitare électrique (Tyler Bryant ou David Grissom?) et un piano (Catherine Marx) qui font penser que ce titre n'aurait pas déparé le répertoire de Jerry Lee Lewis. La guitare encore, avec la voix d'Ashley McBryde, illumine la fin de Taking Flight, puis suit le paisible et acoustique, mi-parlé, mi-chanté, Simple (You Wouldn't Call It Simple) qui constitue une respiration avant The Twenty-One Song Salute (où l'on entend citer Be-Bop-A-Lula et Diggy-Diggy-Lo. L'album continue avec deux autres titres rock (Don't Give Up On Me et Heaven Can You Help avant de se terminer avec Maybe Somewhere Down The Road, un moment de calme beauté, où prennent le relai guitare acoustique et cordes qui soulignent à merveille la tristesse des mots. J'ai cité quelques vocalistes et musiciens, mais je n'aurai garde d'oublier Rachel Loy (basse et voix), Conrad Choucroun (batterie et percussion), Dirk Powell (accordéon) ni Eleanor Denig (violon, alto et violoncelle) qui, tous ensemble, constituent un groupe soudé qui constitue une assise solide pour les compositions de Rodney. À tout juste 75 ans (au moment de la parution de Airline Highway), Rodney Crowell démontre qu'il n'a rien perdu de sa créativité ni de sa capacité à faire partager sa passion intacte. Je ne pense pas que celles et ceux qui ont eu la chance de le voir et l'entendre récemment à Paris me contrediront.
"Spring Green"
Spring Green serait le quatorzième album solo de Mark Erelli. Sans doute (comme Emmylou Harris avec Gliding Bird) omet-il Long Way From Heaven, son premier véritable LP, paru en 1997. Mais peu importe, que l'on remonte à 1997 ou à 1999, le songwriter de Boston a un parcours dont il peut s'enorgueillir et qui le place, sa modestie dût-elle en souffrir, parmi les grands. Mark n'a jamais cherché véritablement la lumière et il est tout aussi heureux de se produire sur scène pour son compte ou comme sideman de ses consœurs et confrères, comme Lori McKenna pour n'en citer qu'une. Il a passé un quart de siècle à démontrer sa versatilité, sa capacité d'adaptation à différents genres (comme le bluegrass avec son groupe Banrstar!) mais, avec ce nouvel opus, il cherche simplement à être lui-même, à montrer ce qu'il est et pas ce qu'il est capable de faire. C'est donc un disque profondément personnel et plein d'émotion qu'il nous propose. Paradoxalement, cela ne l'a pas empêché d'écrire six des onze chansons en collaboration avec des amis: Peter Mulvey (King Of Nothing), Dave Godowsky (Spring Green), Fred Wilhelm (While You Were Sleeping), Rose Cousins (The Bell), Anthony Da Costa (Harder Than It Has To Be) et Sean Staples (Kindhearted Woman). Le disque est co-produit par Mark Erelli et Zachariah Hickman, également à la basse, et les deux hommes sont joints par Rich Hinman (guitare électrique, lap steel, pedal steel), Shane Leonard (batterie et percussion), James Rohr (claviers) et Andrew Stern (guitares). Avec eux, sur certains titres, on croise des vocalistes ayant pour noms Alisa Amador, Rose Cousins, Kris Delmhorst, Annie Lynch et Rose Polenzani. Sean Staples (mandoline et voix) fait également une apparition et, pour la première fois sur disque, Owen Erelli, fils de Mark, vient avec sa guitare électrique baryton sur Weary Traveler. La plus grande partie du disque a été enregistrée "live in studio" en trois jours. Cinq titres ont même été mis en boîte le premier jour, et cela confère à l'ensemble une authenticité et une spontanéité qui résume bien l'esprit dans lequel Spring Green a été conçu. Personne n'en rajoute et il n'y a jamais une note en trop. L'émotion est souvent à fleur de mélodie comme dans In Waves, au texte bouleversant, ou dans While You Were Sleeping, au thème plus léger. Il y a aussi des chansons d'espoir (Spring Green, qui résume assez bien l'esprit du disque), d'autres où l' auto-dérision l'emporte (King Of Nothing), des morceaux folk somme toute assez classiques (Weary Traveler, Walk Beside Me). Et puis je dois citer Summer Boys qui offre peut-être le moment le plus personnel de l'album, une méditation sur la paternité et l'enfance qui s'en va trop vite. L'album se termine par Kindhearted Woman, une chanson d'amour, et Friend Like You, une ode à l'amitié qui n'est pas un vain mot pour Mark. Il chante "J'ai de la chance d'avoir une femme au grand cœur" dans la première et "Je suis reconnaissant d'avoir eu un ami comme toi" dans la seconde. Mark Erelli n'oublie jamais les autres car, en plus de faire partie des grands (je l'ai déjà écrit plus mais je voudrais vous en convaincre), c'est aussi un très bel être humain. Et Spring Green est un très beau disque.
"Troubadourly Yours"
Il faudrait que quelqu'un au Canada pense à ériger une statue en l'honneur de Scott Cook. À l'heure du streaming et du tout digital, alors que beaucoup d'artistes en sont réduits à nous offrir des singles sur les plates-formes musicales, Scott continue à nous proposer de vrais disques. Mieux encore, comme Further Down The Line en 2017 et Tangle Of Souls en 2020, Troubadourly Yours est présenté dans un livre, un vrai, avec couverture en carton épais et lettres dorées. À l’intérieur, une citation de Woody Guthrie (qui est un peu une profession de foi pour Scott qui partage la vision exprimée ici par Woody sur le rôle social du songwriter et de ses chansons), un texte de seize pages de Scott introduit par ces mots "Fellow Traveller…" (car notre ami est aussi un infatigable voyageur qui parcourt le monde, d'Australie à Taïwan en passant par la Scandinavie - allez-voir à cet égard le Scott's hobo travelogue sur son site web), les crédits des chansons et les textes et les accords de chacune d'entre elles. C'est tellement bien fait qu'on oublie presque d'écouter le CD! Cela serait dommage, d'autant plus qu'il commence par Troubadourly Yours, une chanson épique de près de sept minutes dont le flot de poésie ne se tarit pas une seconde. C'est un lien direct avec la citation de Woody évoquée plus haut. Une basse (Liz Frenchman), une paire de guitares (Joe Nolan) et un dobro (Miles Zurawell) accompagnent Scott qui parle de Cohen (sa voix prend des accents de celle de Leonard) et Kerouac. C'est un manifeste autobiographique qui se termine par ces phrases: "Je crois en Un Grand Syndicat / Comme le chantait le vieux Woody / Je crois Mother Jones et Joe Hill / Je crois Anita Hill aussi / Je crois que je peux parfois avoir tort / Mais je crois que la vérité finira par éclater / Et je crois que nous avons beaucoup plus en commun / Que de raisons de nous battre". Après cette entrée en matière à l'ambiance grave, Scott retrouve de la légèreté pour Keeping Good Company, avec le fiddle de Warren Hood et la mandoline de Justin Wilchez (qui a enregistré sa partie en Australie). Steady For You poursuit dans la même tonalité avec toujours Justin à la mandoline et la première apparition (sur ce disque) de Pamela Mae, à la contrebasse et aux harmonies. Les mêmes sont là pour There Is A River avec en plus le dobro de Pete Fidler. C'est un hymne à la vie à la campagne, d'une paisible beauté nostalgique, où Scott évoque ses grands-parents mais aussi Pal, le chien de son père. La basse de Liz Frenchman donne le tempo à The Wolf That Wins, dans une ambiance qui se situe entre Leonard Cohen et Greg Brown, avant l'intervention de quelques cordes (Mickey O'Donnell, Catie Alison) et d'une harpe (Michelle Doyle). Frankie's Braids nous rappelle que Scott Cook est un grand voyageur et qu'il considère Taïwan, où il avait enseigné dans une crèche, comme sa seconde patrie. Frank (son nom anglais) était un de ses élèves âgé de quatre ans. Là encore, l'ambiance est doucement nostalgique avec le dobro de José Mejia et le fiddle de John Showman. Changement complet de tonalité pour le rapide et sautillant Enough avec Warren Hood (mandoline) et Justin Vilchez (fiddle). A Bigger Tent démarre comme un air de square dance au son du fiddle de Pete Denahy. Derrière sa gaîté apparente, c'est une chanson qui fait réfléchir comme en témoignent ces mots: "Ceux qui se croient maîtres du monde nous prennent pour des imbéciles / Ils ont truqué le jeu pour gagner / Ils nous poussent à rejeter la faute les uns sur les autres plutôt que de dénoncer la façon dont ils ont faussé les règles / Mais nous sommes bien plus nombreux qu'ils ne le seront jamais / Oh il nous faudra simplement un plus grand rassemblement". Tout cela est énoncé sur un rythme échevelé et From Here On The Curve permet de reprendre son souffle. Le banjo de Bramwell Park égrène quelques notes qui répondent à la basse de Liz et à la discrète guitare de Scott et nous amènent tranquillement à cette question fondamentale: "Qui trouvera le courage de rêver à quelque chose de meilleur / Qu''un monde où certains commandent et d'autres servent / Et de voir que l'on pouvait briser les vieilles règles / Qui semblaient inéluctables dans le cours des choses?". Le dernier titre, Something To Do With Love est un peu une réponse à toutes les interrogations exprimées dans les chansons précédentes: "On dit que ce qu'on ignore ne peut pas nous faire de mal / Mais ce qu'on croit savoir, parfois, nous blesse / La vie entière ne ressemble-t-elle pas à une question? / Si la réponse existe, elle a forcément un lien avec l'amour". Cette note d'optimiste conclut en beauté ce qui est un des plus grands disques du moment. Il nous fait réfléchir et, en même temps, est un régal pour les oreilles. Il confirme que Scott Cook est un des derniers troubadours dont le monde actuel manque cruellement: "Être un troubadour est probablement la plus vieille façon de propager les nouvelles des gens…". Je conclurai cette chronique en précisant que Troubadourly Yours a été co-produit par Scott Cook et Miles Wilkinson (on connaît notamment son travail avec Guy Clark), ce qui constitue un gage supplémentaire de qualité.
























