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dimanche 5 mars 2023

Du Côté de chez Sam, par Sam Pierre

 

Jake YBARRA

"Something In The Water" 

Voici une découverte (merci à Martha Moore de so much MOORE media) comme j'aimerais en faire tous les jours. Ce jeune homme de vingt-cinq ans nous offre un premier disque dont les compositions sonnent comme s'il avait vingt ans d'expérience, comme John Prine au même âge. Ajoutons-y une voix forte et claire, émouvante, qui sonne un peu comme celle de Tom Russell, quelques musiciens de haut niveau (David Flint aux guitares et à la mandoline, Dow Tomlin à la basse, Billy Thomas à la batterie et - surtout - Dane Bryant aux claviers) et vous obtenez la recette du disque parfait. Jake Ybarra est né au Texas, dans un milieu musical (maman jouait du piano classique et papa des cuivres alors que ses deux frères jouaient de la guitare) mais sa famille a migré à Greenville, en Caroline du Sud, lorsqu'il avait huit ans. La vie et les études l'ont même mené à jusqu'au parlement européen de Bruxelles, avant qu'il ne se consacre pleinement à la musique et au songwriting, inspiré par Townes Van Zandt, Guy Clark, James McMurtry, John Prine ou Lucinda Williams. Il dit par exemple que la chanson qu'il aurait aimé écrire est Dublin Blues, de Guy. Les premiers titres diffusés, Late November en décembre (titre folk avec une guitare qui évoque le jeune Dylan) et A Whole Lot To Remember (le titre le plus rock du disque) début mars ont tout de suite démontré que le jeune homme plaçait la barre très haut, ce que confirme le reste de l'album, au total dix titres aux textes intelligents et aux accents souvent émouvants. Je citerai en premier Long Winter dont Jake dit que c'est le titre pour lequel il à le mieux réussi à faire ce qu'il apprécie chez les grands songwriters: mettre de riches détails dans une chanson. Il y a aussi Call Me By My Name qui exprime le désir de chacun (et le sien en particulier) d'être entendu et vu pour ce qu'il est. Savannah's Song est une superbe chanson entre autobiographie et fiction, à la tonalité mélancolique renforcée par le jeu de piano de Dane Bryant. Something In The Water est un coup d'essai (à l'exception d'un EP de quatre titres, Basement Songs, publié en 2020 sur Instagram) et un coup de maître pour ce jeune artiste qui fait honneur à ses modèles auteurs-compositeurs, mais aussi à ses écrivains favoris, chantres d'une certaine Amérique, George Saunders, Stephen Vincent Benet et Ernest Hemingway. 

 

Annie CAPPS

"How Can I Say This?" 

Nous avions laissé Annie Capps fin 2019 avec le disque When They Fall enregistré avec son mari Rod (voir Le Cri du Coyote n° 163). Trois ans et une pandémie plus tard, Annie revient seule (mais avec le soutien de son mari) avec How Can I Say This?. Seule? Pas vraiment car, si Annie a écrit seule les douze titres du disque, elle s'est entourée d'une équipe à cent pour cent féminine avec des noms tels que Cheryl Prashker (batterie et percussions), Telisha Williams (basse et harmonies), Suzie Vinnick (basse et harmonies), Tracy Grammer (violon et harmonies), Louise Mosrie (harmonies), Jenny Bienemann (harmonies). Annie s'accompagne à la guitare et au banjo, et sa voix est plus émouvante que jamais. Elle a conçu ce projet comme "une lettre d'amour à une jeune moi-même" et ne craint pas de se mettre à nu, d'afficher sa vulnérabilité. Les deux premiers titres en sont l'illustration: My Eden donne une certaine idée de l'innocence, alors que Learning évoque la perte de cette même innocence. Le ton général du disque appartient au folk avec quelques incursions doucement jazzy comme dans Dirty Little Secrets. The Silent a un côté lancinant, mystérieux, où basse et batterie dominent. Crowded porte bien son nom, avec un chœur de plus de vingt voix féminines qui aide à comprendre qu'on n'est jamais seul. Le titre de clôture est le plus dépouillé, avec juste le support de la voix de Louise Mosrie et du violon d'Emily Slomovits, en plus de la guitare et du banjo d'Annie. Il est titré Yesterday mais laisse entrevoir des lendemains qui chantent. 

 

The MINERS

"Megunticook" 

Cet album est paru en octobre 2021 mais il n'est pas trop tard pour en parler. Auparavant, The Miners n'avaient publié qu'un EP de six titres, Miner's Rebellion. Seul Keith Marlowe a été des deux aventures. C'est lui qui a écrit tous les titres, il chante, joue des guitares acoustique et électrique (et même de la pedal steel sur un titre), du banjo et de l'harmonica. À ses côtés, on trouve Brian Herder (pedal steel, dobro, guitare slide, B-Bender, contrebasse), Gregg Hiestand (guitare basse) et Vaughn Shinkus (batterie, percussions et harmonies). The Miners se définissent comme un groupe original de country alternative, basé à Philadelphie. Dès les premières notes de dobro de Without You on est accroché et on se dit: au diable les étiquettes! C'est de la sacrément bonne musique. Country, rock, folk, peu importe et on a envie de s'adresser à Keith Marlowe pour lui dire: "dis, Keith, n'attends pas dix anx pour nous proposer ton prochain album". Quand on entend des chansons comme Leaving For Ohio, Black Bart ou Day The Drummer Died, on a envie de plus. En Attendant, ce Mugunticook est hautement recommandé. 

 

Steve DAWSON

"Eyes Closed, Dreaming" 

On n'arrête plus Steve Dawson. Après Gone, Long Gone et Phantom Threshold (disque instrumental), Eyes Closed, Dreaming est le troisième album en un an du producteur et muti-instrumentiste canadien. Il nous propose onze titres dont trois instrumentaux. On trouve des reprises: Long Time To Get Old de Ian Tyson (qui vient de nous quitter), Small Town Chalk de Bobby Charles, Guess Things Happen That Way (de Jack Clement en version instrumentale) et Let Him Go On On Mama de John Hartford. Il y a deux traditionnels (Singin' The Blues en version instrumentale et House Carpenter). Parmi les originaux, il y a quatre titres coécrits avec l'excellent Matt Patershuck et l'instrumental Waikiki Stonewall Rag). Steve qui joue toutes sortes d'instruments avec des cordes n'est pas le meilleur vocalement, mais il chante avec suffisamment de bon goût pour que cela ne perturbe pas l'auditeur. À ses côtés, les amis canadiens habituels: Gary Carig (batterie), Jeremy Holmes (basse), Chris Gestrin (claviers). Alison Russell vient prêter sa voix sur trois titres, comme Kari Latimer sur deux, et l'on croise des pointures américaines comme Kevin McKendree (claviers), Jay Bellerose (batterie) ou Fats Kaplin à la mandoline sur Long Time To Get Old. Notons aussi la présence de cordes sur Hemingway et de cuivres sur Small Town Talk. Ce disque est très mélodique, le niveau instrumental est très élevé et, s'il n'a rien de révolutionnaire, il est excellent depuis les premières notes jusqu'à Let Him Go On Mama, interprété par Steve seul avec sa Weissenborn. 

 

PEACH & QUIET

"Beautiful Thing" 

Un peu plus de deux ans après Just Beyond The Shine (voir Le Cri du Coyote n° 167), le duo canadien formé de Heather Read et Jonny Miller (tous deux chanteurs et guitaristes) sous le nom de Peach & Quiet est de retour avec Beautiful Thing. Ils sont accompagnés par Steve Dawson (guitares), Jeremy Holmes (basse), Gary Craig (batterie) et Chris Gestrin (batterie), une équipe connue et bien rodée. Les douze titres sont écrits ou coécrits par le duo: sept écrits sont l'œuvre de Jonny seul et quatre de Heather (dont This Time coécrit avec Terry Fernilough). Seul That Is For Sure a été écrit par Jonny et Heather. L'osmose entre les deux artistes, qui ont chacun de leur côté un riche passé musical avant leur rencontre en 2019, est toujours aussi bonne. Si les deux premiers titres, Beautiful Thing et Calgary Skyline, évoquent le country-rock des années 1970, les mélodies sont presque toutes délivrées sur un tempo tranquille, avec quelques inflexions blues-rock. L'ambiance est généralement acoustique, comme dans le délicat Song From A Tree, mais les apports à la guitare électrique, steel ou slide de Steve Dawson et aux claviers (notamment à l'orgue) de Chris Gestrin confèrent à l'ensemble un dimension nouvelle En témoignent Pockets Empty, Behind The Sun et That Is For Sure. Tout cela démontre que le duo (je devrais écrire le groupe) a trouvé une personnalité et un son bien à lui. J'ai un faible pour les arrangements de Horse And Saddle et Oklahoma Or Akansas, mais je me garderai bien de citer un titre sortant du lot ou, à l'inverse, de trouver un point faible dans ce qui est une belle confirmation du talent de Peach & Quiet. 

 

Terry Lee HALE

"The Gristle & Bone Affair" 

Il paraît que c'est le quatorzième album de Terry Lee Hale. Quand on aime, on ne compte pas, mais j'ajouterai quand même à ce compte Home Grown du duo Hale & Sarow, les disques du quatuor Hardpan, et puis Deaf Heaven, un CD regroupant des instrumentaux enregistrés à la maison entre 2004 et 2020 et destiné à être vendu uniquement lors de concerts qui n'ont jamais eu lieu. Terry Lee avait en effet découvert (environ deux ans avant la parution de son nouvel album) qu'il était atteint de la maladie de Parkinson. L'évolution de cette maladie l'empêche désormais de faire ce qui'il aime le plus, jouer (remarquablement bien) de la guitare devant un public, le fingerpicking de la main droite lui étant désormais très difficile. Quoi qu'il en soit, The Gristle & Bone Affair intervient six ans après l'excellent Bound, Chained, Fettered et prouve que le Texan natif de San Antonio, établi à Marseille depuis 2015, est toujours au sommet de son art. La réalisation du disque a nécessité trois ans de travail, écriture et enregistrement, puisqu'elle a débuté juste avant la période de pandémie. C'est donc à distance que les musiciens on travaillé ensemble. Comme Terry Lee l'explique lui-même, lorsqu'il envoyait les maquettes aux musiciens, il donnait quelques orientations, mais ne savait pas ce qu'il allait avoir en retour. C'est donc une œuvre où liberté et talent ont cohabité avec bonheur. Ziga Golob (contrebasse sur cinq des huits titres), Catherine Graindorge (violons sur Oh Life), Jon Hyde (pedal steel sur Fish), Chris Cacavas (claviers sur Curve Away et Time Is A River) et Claire Tucker (voix sur Fish et Gone) démontrent qu'ils sont davantage que de des collaborateurs. Le vieil ami de plus de trente ans, Chris Eckman (il produisait déjà Fools Like Me en 1987) est de retour à la production, pour le label Glitterhouse Records. Quant à TLH, j'aurai du mal à éviter les superlatifs pour en parler. La qualité de l'écriture, bonifiée par le temps, égale celle des meilleurs, tout en restant très personnelle. La voix, plus intimiste peut-être qu'auparavant, a gagné en émotion ce qu'elle perdu en puissance et le talent de guitariste de notre ami (qui joue aussi de l'harmonica) est au sommet ainsi que le démontre le seul instrumental de l'album Doen't Matter Anymore. Nous ne verrons sans doute plus Terry Lee Hale en concert mais il est fortement conseillé de l'écouter, notamment en visitant sa page Bandcamp, pour découvrir, si ce n'est déjà fait, une œuvre d'une consistance et d'un constance dans la qualité jamais prises en défaut depuis Oh What A World, il y a juste trente ans.

lundi 7 février 2022

Du côté de chez Sam

SPIKE FLYNN 

"Lunchtime At La Cantina" / "Mostly Smoke And Mirrors" 

Je vous avais laissés avec Spike FLYNN et Postcards From The Heart, son quatrième album, paru en février 2021, dans le numéro 168 du Cri du Coyote. Depuis, il a publié Lunchtime At La Cantina et Mostly Smokes And Mirrors à l'automne, à deux semaines d'intervalle. Ne croyez cependant pas que la qualité en a souffert. Spike semble avoir accumulé assez de compositions pour continuer à nous proposer d'excellents albums. De source bien informée (l'artiste lui-même) un autre disque serait envisagé pour les premiers mois de 2022. Le premier des deux albums est conforme à ce que l'on connaît de Spike. Sa voix éraillée navigue sur le fil de mélodies, entre folk et blues, portées par ses guitares acoustiques, avec l'appoint non négligeable de Gary Brown (guitare slide) et Andrew Clermont (fiddle, parfois jazzy, et mandoline). Pour mon grand plaisir, il y a The Mill, longue ballade de plus de sept minutes, comme peu de songwriters actuels savent nous en offrir. Le second disque est le premier de pure country musique de Spike, dont beaucoup de compositions sont inspirées par le genre, sans en revêtir nécessairement la forme. Pour l'occasion, Gary Brown a sorti sa pedal steel et son résonateur, Tony Eyers son accordéon, et Maryanne Burton y ajoute de belles harmonies vocales. Cette country made in Australia est une belle réussite, à l'image de May Your Sun Always Shine, qui en appelle d'autres. 

 

P.J LE MOAL 

"Stop ou encore" 

Patrick Le Moal nous délivre de temps à autre une carte postale depuis Toulouse, et ce Stop ou encore confirme qu'il fait partie, au même titre que son ami Jefferson Noizet, des meilleurs artistes musicaux de langue française. Il a toujours la même voix de bluesman qui traîne et nous entraîne au fil des accords d'une guitare qu'il manie, ma foi, fort bien. Il comble le vide laissé par Higelin ou Bashung, sans en avoir le succès, alors même que son œuvre est d'une qualité qui ne se dément jamais. Ses textes sont toujours aussi forts et finement travaillés, et incitent l'auditeur à réfléchir avec des armes que sont le second degré et la suggestion: "Des portes s'ouvrent et d'autres claquent / Le progrès est un leurre, juste un slogan / Hurlé par un savant en frac / A la vérité / Seul le changement" (Seul le changement). Les couleurs du disque changent au fil des titres. Parfois, un harmonica vient discrètement nous enchanter (Cactus & tequila), souvent ce sont les guitares d'Oswald Rosier (excellent) et Patrick qui se répondent soutenues par la basse de Dan Collet et la batterie de Franck Ridacker. À une ballade mélancolique (Au milieu du pont) succède un blues-rock (Vagabond) dans lequel P.J confesse chercher "un sens à tout ça". L'humour n'est jamais loin, parfois pour tenir éloigné un désespoir qui ne demande qu'à prendre le pouvoir de nos sociétés. Dans Immortel, la question "Immortel c'est combien? / Combien d'infirmières, combien de vaccins?" nous renvoie à une actualité pesante mais, quand l'artiste chante J'aime tout le monde même la Joconde, au-delà du clin d'œil, personne ne le croit vraiment. En revanche, s'il s'agit de décider Stop ou encore, le choix est simple à faire et je n'hésiterai pas à affirmer que ce disque est un des meilleurs de ces dernières années parmi ceux chantés dans notre langue. 

 

(self-titled) 
 
Martin Harley et Daniel Kimbro se sont rencontrés par l'entremise d'un ami commun, Sam Lewis et ont enregistré une paire d'albums ensemble (dont l'excellent Live At Southern Ground). Martin, originaire de Cardiff a une longue et riche carrière qui l'a amené à traverser les océans, du Mali à Nashville en passant par l'Australie, à la recherche des racines du blues. Daniel a, quant à lui, contribué, armé de sa contrebasse, à beaucoup de beaux projets parmi lesquels les plus récents sont Earls of Leicester ou le Jerry Douglas Band (notamment avec John Hiatt pour Leftover Feelings). Sam a été surnommé le Townes Van Zandt moderne et a publié quatre albums solo dont le dernier, intitulé précisément Solo, a été chroniqué dans le Le Cri du Coyote (#164). Les trois sont réunis pour un beau moment de partage où chacun apporte son propre talent sans chercher à tirer la couverture à lui. Les trois chantent (quatre chansons chacun) et composent (ensemble ou séparément). Si Sam se contente d'une guitare acoustique sur deux de ses compositions et de quelques percussions, Martin démontre ses qualités aux guitares (acoustique et électrique, Weisssenborn, résonateur, lap steel, slide) tandis que Daniel apporte un solide assise avec sa contrebasse (mise en vedette dans Creepin' Charlie) sans négliger guitares, banjo et synthétiseur. Ce super-groupe (par le talent à défaut de noms qui résonnent) nous offre un disque réjouissant de bout en bout, riche d'influences diverses, avec de vrais beaux moments comme Neighbors (Sam), Cowboys In Hawwaii (Martin) ou I Gotta Chair (Daniel).
 
 

David STARR 

"Touchstones" 

David Starr est connu pour ses qualités de guitariste et de songwriter et sa belle discographie en témoigne. Au moment de la publication de son album Beauty & Ruin (début 2020, cf. Le Cri du Coyote #165), il a dû comme les autres renoncer aux concerts et à la promotion de son disque. En 2021, il a donc mis à profit le confinement pour enregistrer et publier en ligne des titres qui lui tenaient à cœur. Les voici réunis dans Touchstones, onze reprises et une composition, où David se mue en interprète des autres. Entre Every Kinda People d'Andy Fraser (Robert Palmer) et One (U2), on rencontre les meilleurs: Bob Dylan (Gotta Serve Somebody), Jackson Browne (These Days), Van Morrison (Someone Like You), John Prine (Angel From Montgomery), Gladys Nights & The Pips (I've Got To Use My Imagination de Gerry Goffin & Barry Goldberg), The Cars (Drive), J.J. Cale (Magnolia), Blind Willie McTell (Statesboro Blues) et John Hiatt (Feels Like Rain). On peut difficilement faire mieux en douze titres parmi lesquels Cabo San Lucas de David ne dépare pas. La voix est inspirée, pleine d'âme, et les accompagnateurs, la fine fleur de Nashville, sont à la hauteur. Citons Dan Dugmore (pedal steel), Mark Prentice (basse, claviers et co-production), Jimmy Mattingly (fiddle) ou encore Irene Kelley et John Oates (voix). Les effets collatéraux de la pandémie peuvent parfois être positifs sur le plan musical. 

 

Steve DAWSON 

"Gone, Long Gone" 

Il existe au moins un autre Steve Dawson talentueux songwriter originaire de Chicago. Celui-ci est canadien de Vancouver, bien implanté à Nashville et on le connaît surtout comme producteur et multi-instrumentiste. Son précédent album solo (Lucky Hand) était instrumental. Avec Gone, Long Gone, il produit son premier opus de chansons depuis 2016, avec une nouveauté: il s'est associé avec quelqu'un d'autre pour l'écriture. En effet, en dehors de la réjouissante reprise de Ooh La La des Faces et de deux instrumentaux, tous les titres sont signés Steve Dawson / Matt Patershuk (dont je vous recommande une nouvelle fois l'album An Honest Effort (produit par Steve Dawson). On connaît le talent de Steve quand il s'agit d'instruments à cordes: guitares acoustiques, électrique, slide, pedal steel, Weissenborn, National. Il y ajoute ukulélé sur Kulantapia Waltz et claviers (mellotron, Farfisa, pump organ) sur I Just Get Lost. Parmi les musiciens qui participent, on note particulièrement Allison Russell et Keri Latimer (voix), Fats Kaplin (fiddle) Kevin McKendree et Chris Gestrin (claviers) Jay Bellerose et Gary Craig (batterie), Jeremy Holmes (basses). Voici un disque qui s'écoute avec un réel plaisir à l'image de son morceau-titre où Steve est accompagné d'un quatuor à cordes (virtuel car joué par les seuls Ben Plotnick et Katlyn Raitz).