"Country Desire"
Alicia Blue fait partie de la cohorte (non le mot n’est pas top fort) de jeunes chanteuses apparues ces toutes dernières années et se réclamant d’une country relativement traditionnelle et néanmoins éloignée des vieux poncifs du genre. On mentionnera Rachel Brook, India Ramey, Kaitlynn Butts, Emily Nenni ou Sweet Megg pour n’en citer que quelques-unes. On peut trouver un certain charme au vocal acidulé de la Texane fixée à Nashville mais on peut lui reprocher un manque d’originalité concernant les tempos choisis et l’absence d’un titre un tantinet rythmé malgré la production de Shooter Jennings. Le meilleur est titre est Waitress Blues avec un yodel à la Jimmie Rodgers.
"Clovis"
Autant vous l’avouer d’entrée je n’ai jamais été fan de cet artiste. Il jouit pourtant d’une bonne côte parmi les critiques. Contrairement au titre de fond d’album Honky Tonk Philosophy il ne s’agit aucunement de country traditionnelle pour danser le samedi soir malgré une reprise hasardeuse de Don’t Take Your Guns To Town de Cash. Absence totale de titres rapides et accompagnement plus pop que country. Enfin sachez que le titre de cet album n’honore pas le roi des Francs mais la ville de Clovis située dans le Nouveau Mexique.
"Great Television"
Elizabeh Cook ou le retour. En effet cette chanteuse qui se produisait enfant dans le groupe familial avait sorti un premier album en 2002 chez Warner Bros après être arrivée à Nashville en 1997. Malheureusement sa carrière n’a pas décollé malgré de multiples passages au Grand Ole Opry. Après des aléas personnels et quelques albums indépendants la chanteuse originaire de Floride revient à l’âge de cinquante-quatre ans avec un nouvel album fortement orienté americana. On notera quelques ballades plaisantes et deux reprises, surprenantes dans le contexte, le 19th Nervous Breakdown des Stones et une relecture très personnelle du classique Caldonia de Louis Jordan qui avait été adapté en France par Eddy Mitchell.
"Father Time And Mother Nature"
L’illustration de pochette est ce qu’il y a de plus intéressant concernant cet album très inégal. Si les onze titres avaient été du niveau du country Winning Streak et du rapide Growing Wild, Clay DuBose aurait mérité cinq étoiles. Le piano sur l’un et l’harmonica pour l’autre remplacent la pedal steel guitare et le violon, ce qui range cet album dans le registre americana/pop/variété plutôt que country.
"Bittersweet"
Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes cette jeune Californienne qui s’est prise d’affection pour l‘ambiance musicale des années 60. Elle nous renvoie à l’époque de la mode Courrèges, des mini jupes, de Sandy Shaw ou des premières chansons de France Gall. C’est charmant, sucré, mais ses chansons manquent cruellement de substance. Pas de petit pantin ou de sucette à l’anis. Pas un titre qui émerge parmi un lot de ballades un peu trop molles. Kimmi Bitter a sorti trois albums coup sur coup et c’est trop pour pouvoir se renouveler. Celui-ci est le moins accompli de la série. Certes la photo de pochette est aguichante mais la musique a aussi son importance… Deux instrumentaux nous rappellent Duane Eddy mais pour quel public en 2026? Kimmi peut faire beaucoup mieux mais il lui faut trouver un Lee Hazlewood pour mentor.
Sarah HOBBS
"Texas Made"
Elle l’avoue dans le titre de son album, Sarah Hobbs est Texane. Elle a même été élue chanteuse de l‘année 2019. A l’écoute de son vocal puissant on comprend pourquoi. Tinder est le titre le plus country et Texas Made semble être inspiré par Gretchen Wilson.
"Head Noise"
Cet album vous propose une série de ballades de tendance folk alternatif. Rien de bien joyeux et même plutôt monotone à l’écoute si vous auditionnez les dix titres à la suite. Pour anglophones et public averti.
"Love It Or Leave It"
Originaire du Tennessee, Tony Hannah a travaillé dans une ferme en Californie mais aussi comme top modèle à New York. La voici qui nous présente son premier album. Il faut bien avouer qu’elle ne se distingue de ses nombreuses consœurs ni par son vocal très ordinaire ni par ses chansons tout aussi… ordinaires. Un album de country music sans relief particulier. Waterloo morne plaine. Son avenir ne se réalisera certainement pas à Nashville.
"Porchlight"
Amateurs de sonorités modernes, passez au loin. Cet album s’adresse à ceux qui se retranchent derrière une musique traditionnelle acoustique et authentique. Un croisement entre la Carter Family et Old Crow Medecine Show. Banjo et violon se partagent l’accompagnement de ces douze compositions signées Paige Anderson et chantées par cette jeune femme qui se cache sous l’appellation énigmatique de Two Runner. En fait la seconde "Two" est la violoniste Emilie Rose.












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